Médecin
15-09-2007
J’ai choisi la médecine, carrefour entre les sciences humaines et les sciences exactes. A l’époque, je ne me doutais pas de tout ce que ce métier allait m’apporter.

Je suis restée fidèle durant ma formation à mon choix initial d’exercer la médecine générale, avec une pratique diversifiée, de la chirurgie (à l’Hôpital de Ste-Croix) à la médecine (au CHUV et à la Policlinique Médicale Universitaire), en passant par la médecine sociale et préventive où j’ai fait une thèse sur la prévention du cancer du sein et la psychiatrie (à Nant et au Centre médico-social). Dans ma pratique de généraliste à Renens, je me suis de plus en plus orientée dans des prises en charge globale (toxicomanies, autres dépendances, maladies psychosomatiques, etc).

Je crois que le principal cadeau dans ce métier, un cadeau que l’on garde toute sa vie, c’est la confiance que vous font les patientes et patients. Ils vous parlent de leur intimité, de leur vie, de leurs ressources, de leurs souffrances, de leurs révoltes aussi, des conditions concrètes du monde dans lequel on vit. C’est avec cette nourriture-là que j’ai fait de la politique, et elle me nourrit encore.