La citation du jour

"Le monde ne sera jamais bon, mais si nous cessons de nous battre pour qu'il le soit, il sera pire encore"

Markus Imhoof (cinéaste suisse - La barque est pleine)
 
Sortie d’une crise. Réponses, réflexions…pour passer à la suite ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-11-2007

Les deux pastèques

« Un homme ne peut porter deux pastèques sous le bras »

Merci à Cemal de m’avoir transmis ce dicton turc plein de bon sens.

Une femme non plus, ai-je bien dû admettre.

Surtout qu’une des pastèques avait subitement grossi, grossi…

Aux déçus

Merci d’avoir pris la peine de me le faire savoir, par lettre, mail, de vive voix. Je ne peux que l’entendre, le comprendre, en prendre acte. Avec humilité. Peut-être faudrait-il aux femmes et hommes politiques quelques injections d’humilité pour devenir meilleurs ?

Aux amers

Que dire ? Que parfois j’ai été surprise des exigences, de la rancœur voire de la haine que pouvaient contenir certains messages. Estimée parce que je « parlais vrai », me voilà soudain menteuse, traître, indigne, avec la même ampleur. Il y a quelques votes, ma foi, que je perds sans regrets.

Aux femmes déçues et amères
Il reste du pain sur la planche de la lutte féministe, si nous avons un tel besoin de modèles, une telle exigence d’infaillibilité…
Si nous devons porter tout ce poids sur nos épaules, cela fait presque comprendre pourquoi nous sommes encore trop peu à assumer un engagement politique…

Aux soutiens

Vous étiez peu nombreux au départ. Mais présents, de plus en plus, au fur et à mesure que le temps passait. Compréhensifs, chouettes. Des inconnus m’arrêtant dans la rue. Juste pour me dire qu’ils avaient bien pensé à moi, que cela devait être dur. Des femmes qui avaient voté pour moi et qui disaient à quel point elles trouvaient mon geste courageux, féministe : « un homme aurait gardé le poste le plus prestigieux ».

Un grand, tout grand merci à vous toutes et tous.

Pas encore digéré…

…la photo en Une de 24 Heures après ma conférence de presse. Tête basse, sous le nom de Renens. J’avais regardé les médias bien en face. Dans un lieu neutre.
C’est si facile de prendre une vieille photo hors contexte pour mettre en scène ses propres préjugés et essayer de casser quelque chose…

Succès, loyauté, parti…

On me félicitait après l’élection de mon « succès » … Alors que mon Parti perdait un siège, reculait, à Renens aussi. Passer devant Zisyadis aurait dû me combler…
Alors que j’ai fait tout ça pour que nous soyons plus nombreux, plus forts à Berne…
A deux pour deux places, on peut dire ce qu’on veut, on est quand même plus fort que tout seul. Et s’il n’avait fallu compter que sur « mes » électrices-eurs, il n’y aurait pas eu de siège à Berne, pas même un…
Il a fallu pour l’avoir la somme des votes : des votes pour le POP, des votes pour Josef Zisyadis et des votes pour moi.

Ce qui est important

Une de mes amies a failli dans cette histoire mettre fin à une vieille amitié. Elle s’inquiétait de la situation au Pakistan (ça aurait pu être de la bande de Gaza, de l’évolution du climat ou de la faim dans le monde).
Son amie de ce que j’aurais pu ou dû faire… Avec une telle passion, une telle exigence et une telle intransigeance que cela a failli tourner au vinaigre.

Une semaine après, elles ont pu parler du Pakistan, et du reste, et se réconcilier.
On va donc par la suite pouvoir recommencer à parler de ce qui est important.

 
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