La citation du jour
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"Le monde ne sera jamais bon, mais si nous cessons de nous battre pour qu'il
le soit, il sera pire encore" Markus Imhoof (cinéaste suisse - La barque est pleine) |
| Renens |
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| 15-09-2007 | |
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Les fourmis se sont concertées… réunissons-nous, nous porterons l’éléphant
proverbe africain
C’est la ville dans laquelle j’ai planté mes racines en venant du Locle, à la fin de mes études de médecine. C’est aussi, comme par hasard, une ville ouvrière. Elle partage aujourd’hui avec Le Locle d’être une ville avec un maire popiste !
Renens, cela a d’abord été, et c’est toujours, mon lieu d’activité politique avec mes camarades de la Fourmi rouge. Drôle de nom, d’abord celui d’un petit journal du POP et des progressistes de Renens, devenu ensuite le nom de leur parti, dans la volonté très clairement affirmée d’y inclure des personnes non membres du POP mais qui partageaient avec nous l’envie d’agir au niveau local et la façon dont nous y faisions de la politique. Au fil des années, la Fourmi rouge est devenu un acteur incontournable de la vie politique à Renens. Son journal distribué tous ménages en est à son numéro 129 (en août 2007) et marque la vie politique de la ville. Le groupe Fourmi rouge du Conseil communal comporte actuellement 20 conseillers communaux et en fait un grand parti, presque à égalité avec les radicaux-libéraux (RDCR 23 sièges) et le PS (21 sièges). La Fourmi rouge à Renens, c’est aussi une manière de vivre, une Kermesse annuelle qui fleure bon l’amitié et la collaboration avec les communautés étrangères, une brocante annuelle, des stands fréquents et sympathiques au Marché.
En 1996, j’ai donc été élue à l’exécutif, à l’occasion d’une élection complémentaire et de la démission d’un Municipal radical. Cette élection a donné à Renens la majorité à la gauche, et a été confirmée en 1997.
J’ai d’abord Municipale des Finances, puis de la Sécurité sociale. Je suis fière d’avoir contribué à développer à Renens une politique d’intégration active et dynamique, et d’avoir aussi, malgré les difficultés budgétaires, relancé en particulier une politique active de la petite enfance. J’ai donc été en juin 2006 élue syndique, à la suite d’une campagne électorale serrée, comme d’ailleurs lors de mon élection à la Municipalité… (le POP, on le veut bien comme petit parti minoritaire ; il est plus dérangeant lorsqu’il devient grand et à l’exécutif….). J’ai été alors rejointe à la Municipalité par Jacques Depallens (Fourmi rouge issu d’un autre courant politique, engagé fortement dans les mouvements syndicaux et sociaux), dans une Municipalité composée de 2 PS, 1 Verte, et deux radicaux. Je suis très fière d’être la « cheffe du village » de Renens - pour reprendre l’expression d’un ami africain – ! Ville multiculturelle avec ses 54% de citoyens avec des passeports étrangers, Renens est une ville attachante, vivante, chaleureuse. Banlieue traditionnellement « pauvre » de l’Ouest lausannois, avec un taux de chômage qui flirte avec les records vaudois, elle a connu fermetures d’usines et délocalisations, mais est en train d’émerger de la crise, grâce aussi à une péréquation entre communes riches et pauvres que le POP a bien contribué à mettre sur pied dans le canton avec notre initiative pour un taux d’impôt unique.
J’ai la chance en plus de ma fonction de syndique d’être la présidente du Schéma Directeur de l’Ouest lausannois, au cœur de ce nouveau district (dont Renens sera le chef lieu, dès 2008), dans cet Ouest lausannois en mouvement, lieu de friches industrielles et de grands projets urbanistiques et de transports publics. L’arrivée de l’ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) et de ses 500 étudiants va marquer aussi une étape importante dans le développement de la ville.
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La sagesse est un chemin de crête, la voie étroite entre deux précipices, entre deux conceptions extrêmes. En matière d'immigration, la première de ces conceptions est celle qui considère le pays d'accueil comme une page blanche où chacun pourrait écrire ce qu'il lui plaît, ou, pire, comme un terrain vague où chacun pourrait s'installer avec armes et bagages, sans rien changer à ses gestes ni à ses habitudes. L'autre conception extrême est celle qui considère le pays d'accueil comme une page déjà écrite et imprimée, comme une terre dont les lois, les valeurs, les croyances, les caractéristiques culturelles et humaines auraient déjà été fixées une fois pour toutes, les immigrants n'ayant plus qu'à s'y conformer. Les hommes de bon sens avanceront d'un pas vers l'évident terrain d'entente, à savoir que le pays d'accueil n'est ni une page blanche, ni une page achevée, c'est une page en train de s'écrire. Amin Maalouf, Les identités meurtrières Né au Liban, de langue maternelle arabe mais de culture chrétienne, Amin Maalouf vit en France et écrit en français. |



C’est la ville dans laquelle j’ai planté mes racines en venant du Locle, à la fin de mes études de médecine. C’est aussi, comme par hasard, une ville ouvrière. Elle partage aujourd’hui avec Le Locle d’être une ville avec un maire popiste !
En 1996, j’ai donc été élue à l’exécutif, à l’occasion d’une élection complémentaire et de la démission d’un Municipal radical. Cette élection a donné à Renens la majorité à la gauche, et a été confirmée en 1997.
J’ai la chance en plus de ma fonction de syndique d’être la présidente du Schéma Directeur de l’Ouest lausannois, au cœur de ce nouveau district (dont Renens sera le chef lieu, dès 2008), dans cet Ouest lausannois en mouvement, lieu de friches industrielles et de grands projets urbanistiques et de transports publics. L’arrivée de l’ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) et de ses 500 étudiants va marquer aussi une étape importante dans le développement de la ville.
